Les 2/3 des électeurs de Saint-Maime favorables au rattachement de la commune à la Communauté de Communes de Haute Provence !

La pétition proposée aux habitants de Saint-Maime par le collectif « Vivre à Saint-Maime » a réuni à ce jour 366 signatures en faveur d’un rattachement de la commune à la Communauté de Communes de Haute Provence en refusant la fusion au sein de la future Communauté d’Agglomération de Manosque. Avec un nombre d’électeurs inscrits de 533 en 2010 (élections régionales), cela représente 66 % des électeurs, soit les deux tiers.

Il s’agit donc d’un refus massif et largement significatif de la Communauté d’agglomération.

Cette pétition à été remise au Préfet des Alpes de Haute Provence le vendredi 24 février, via la Sous-Préfecture de Forcalquier. Il paraît peu probable que le nouveau Préfet puisse ignorer cette demande de la part des habitants de Saint-Maime.

Simultanément, le Maire de Saint-Maime s’est adressé (enfin !) à ses administrés pour leur expliquer que jusqu’en 2014, date des nouvelles élections municipales, la commune disposerait de 5 représentants à la Communauté d’Agglomération. En supposant que cela soit confirmé, il en sera donc de même pour toutes les autres communes. Cela constituera donc un Conseil d’Agglomération de 121 membres jusqu’en mars 2014, puis de 66 membres au-delà de cette date.

Certes, dans ce cas, Saint-Maime disposerait de 4 % des voix jusqu’en mars 2014, puis seulement de 1,5 % des voix au-delà de cette date. Les Communes de la CCLDV (Communauté de Communes comprenant Manosque) disposeraient de 56,2 % des voix. Qui peut croire, dans ces conditions, que Saint-Maime sera plus capable de faire entendre sa voix ?

Enfin, prétendre qu’en 2014, après avoir accepté d’intégrer la Communauté d’Agglomération, nous pourrions faire machine arrière et demander d’en sortir est une nouvelle tentative d’endormir la vigilance des citoyens de notre commune.

De plus, s’il est facile de comprendre qu’au sein d’un Conseil d’Agglomération de 66 membres les discussions seront bien difficiles, imaginez ce qu’elles pourront être jusqu’en 2014 avec un Conseil de 121 membres !

Est-il nécessaire de rappeler que le Conseil de la Communauté de Communes de Haute Provence comprend aujourd’hui 21 membres et que chaque commune y est représentée par 3 conseillers pour les plus importantes et 2 pour les plus petites ?

Une nouvelle fois, le Maire prend prétexte de l’historique du fonctionnement de ILO pour justifier les promesses d’avenir. Il s’agit d’une véritable escroquerie intellectuelle : non seulement ILO va disparaître dans la fusion au sein de la Communauté d’Agglomération, mais de plus les règles de fonctionnement de cette nouvelle communauté n’ont plus rien à voir avec celles d’ILO !

Ainsi, contrairement à ce que prétend le Maire, ce ne sera plus le Conseil municipal qui fixera les taux d’imposition mais le Conseil d’agglomération : notre Maire n’aura donc pas besoin d’être piqué par la moindre mouche, il n’aura simplement pas droit à la parole !

De même, il n’est pas certain qu’il puisse continuer à délivrer les permis de construire.
A tout moment, le Conseil d’agglomération peut décider de s’attribuer le Droit du sol si l’agglomération y trouve son intérêt. Dans ce cas, ce serait bien la Communauté d’agglomération qui définirait le Plan d’Occupation des Sols (POS) et délivrerait les permis de construire…
Autant que nous puissions nous en souvenir, il ne semble pas que notre Maire ait accueilli à bras ouverts les caravanes des gens du voyage, en juin 2011, lorsque les communes de Manosque, Oraison et Villeneuve ont convaincu le Préfet d’imposer d’autorité et sans consultation préalable leur accueil à la commune de Saint-Maime.
Il serait donc prudent de se souvenir de ses actes avant de traiter qui que ce soit de Lepéniste !

Une réflexion au sujet de « Les 2/3 des électeurs de Saint-Maime favorables au rattachement de la commune à la Communauté de Communes de Haute Provence ! »

  1. Je voudrais confirmer une de vos hypothèses qui ne relève malheureusement pas d’une imagination débridée ni d’un « scénario fantaisiste ».
    C’est la possibilité que le Droit du sol échappe un jour à notre commune.
    Cette éventualité a été énoncée par une personne dont on ne peut mettre en doute ni les compétences ni la bonne foi : Monsieur Jérôme DUBOIS, Maire de Volx. Devant un groupe d’élus des communes de ILO dont je faisais partie, réunis pour information sur la réforme territoriale en Mairie de Volx, le 7 mai 2011, à l’initiative du Pays de Haute Provence, il a précisé que le Conseil de la Communauté d’agglomération pouvait à tout moment décider de s’attribuer cette compétence et que les Maires perdraient ainsi leur pouvoir de décision en matière d’occupation des sols et d’urbanisme.
    Ce n’est évidemment pas une certitude, mais faut-il prendre ce risque ?

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