Le bus gratuit viendra-t-il jusqu’à Saint-Maime ?

Ainsi donc, ce vendredi 14 juin à 8 h 30, le bus de La Provence affrêté par la Communauté d’agglomération à fait une (courte) escale à Saint-Maime pour informer la population de tous les immenses bienfaits que cette nouvelle organisation territoriale allait nous apporter.

Dommage que nos élus n’ai pas crû bon d’organiser une telle information AVANT que le choix définitif de la fusion des anciennes Communauté de Communes ne soit effectif. Mais on a pu entendre Madame Martine Carbonnel, Maire de La Brillanne et Vice-Présidente de la DLVA, affirmer qu’il n’était « pas possible d’informer les administrés tant que tout n’était pas bouclé ». On ne pouvait mieux dire pour faire comprendre qu’il n’était pas souhaitable d’avertir les poissons avant de les faire entrer dans la nasse ! Le piège étant désormais refermé, on peut enfin tenter de convaincre les piègés des multiples avantages de leur sort…

Quelques réserves toutefois : à la question « Le bus gratuit Manobus viendra-t-il jusqu’à Saint-Maime ? » la DLVA confirme (voir La Provence du samedi 15 juin) que « le Manobus est une ligne interne à la Commune de Manosque » (tiens donc !), sous-entendu : il n’est pas question de l’étendre au-delà de la commune de Manosque. Mais rassurez-vous, la DLVA étudie la manière de faire évoluer les lignes existantes et mettra en service une nouveau réseau en 2015. Il est toujours bon d’espérer !

La Provence annonce encore que la DLVA a accordé à notre commune un fonds de solidarité de 23 500 €, ce qui est exact, et qu’elle prend en charge ses frais pour un montant de 74 000 €. Cette affirmation péremptoire mérite une explication :

  • la Commune de Saint-Maime verse intégralement le montant de la CET (Contribution territoriale des entreprises qui remplace l’ancienne taxe professionnelle) à la DLVA. En contrepartie, la DLVA reverse à la Commune la différence entre le montant de cette CET et le coût des services pris en charge par la DLVA.
  • Les 74 000 € couvrent les coûts des services précédemment fournis pas la Communauté de Communes ILO et non pris en charge par la DLVA : le Centre aéré ALSH (Accueil de Loisirs Sans Hébergement), un poste et demi d’ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelles) pour notre école, ainsi que divers services apportés à l’école. Cette somme n’est donc pas une libéralité liée à la générosité du Conseil de la DLVA, comme La Provence le laisse croire, mais un retour de finances issues de la fiscalité communale.

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