Les écrits restent…

L’heure du bilan n’a pas encore sonné pour la municipalité sortante, mais nous avons eu la curiosité de comparer les annonces faites dans la profession de foi de la liste municipale lors des élections de 2008 avec les réalisations effectives depuis cette date.
Dans son introduction, Monsieur Georges Roux, tête de liste et candidat au poste de Maire annonçait :
« Le 1er janvier 2000, Saint Maime a créé, avec les communes de Villeneuve et de Volx, la communauté de communes ILO (Intercommunalité du Luberon Oriental), à taxe professionnelle unique. Les communes de La Brillanne, en 2003, et d’Oraison en 2006, ont rejoint la communauté .
Cette coopération s’est révélée essentielle pour la vie de la commune. Des économies d’échelle et la mutualisation des moyens ont permis :
• l’amélioration, la sécurisation de services aussi essentiels que l’eau, l’assainissement, la collecte des ordures ménagères ;
• l’existence de services (centre aéré, enseignement de la musique à l’école) que la commune seule n’aurait pu mettre en place ;
• la gratuité des transports scolaires ;
• une solide solidarité financière au travers de la dotation de solidarité communautaire ; des fonds de concours, des travaux effectués directement par la communauté.
 »

Paradoxalement, on retrouve les même arguments que ceux développés pour justifier le passage de la Communauté de Communes ILO à la Communauté d’agglomération. Avec quelques différences cependant :
– la sécurisation de l’approvisionnement en eau pendant les périodes de sécheresse n’a pas été le fait de ILO, mais le fait de la Commune de Mane qui a bien voulu raccorder une canalisation sur notre réseau pour nous approvisionner ;
– les services comme le centre aéré n’ont pas été repris par la Communauté d’agglomération. Quant à l’enseignement de la musique à l’école, il semble bien qu’il n’ait jamais existé !
– la solidarité financière consiste en fait simplement à recevoir le retour des taxes que les entreprises (et prochainement les ménages) versent directement à la Communauté, déduction faite du prix des services assurés par cette Communauté.

On voit qu’il existe une certaine distance entre les annonces des responsables municipaux depuis 2008 et la réalité des choses que tout un chacun peut vérifier facilement.
Prochainement, les sortants vont nous annoncer de belles promesses du même acabit pour espérer continuer à maintenir notre village dans la léthargie que nous connaissons depuis 6 ans. Pensent-ils être encore crédibles ?

2 réflexions au sujet de « Les écrits restent… »

  1. je tiens a préciser que tes informations ne sont pas toutes exactes. Ilo a bien mis en place l’intervention des centres musicaux ruraux à l’école. Les spectacles de fin d’année sont en grande partie le résultat de leur travail. Actuellement cette compétence est revenue à la commune. l’année dernière le conseil municipal a même voté l’augmentation du nombre d’heure de musique à l’école !

  2. Voici ce que précise le compte-rendu du Conseil municipal du 21 août 2012 :

    3/ Convention CMR (ateliers musicaux en maternelle) – 118
    « A la suite du transfert de compétence « accompagnement pédagogique dans les écoles maternelles » d’ILO vers la commune, le conseil municipal valide à l’unanimité le protocole d’accord constatant la prise en charge des ateliers musicaux dispensés chaque semaine au sein de l’école maternelle, Pour l’année scolaire à venir, l’intervention sera d’une heure pouvant être portée à deux heures hebdomadaires. »
    Peut-on en déduire que ILO a réellement contribué à l’enseignement de la musique à l’école ?

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